Les coopératives brésiliennes ont présenté leurs réponses coopératives au changement climatique lors de la Conférence 2025 des Nations Unies sur les changements climatiques (COP30) qui s’est tenue le mois dernier à Belém et ont été mentionnées dans la déclaration finale de l'événement.
Signée par 44 pays et l'Union européenne, la Déclaration de Belém sur la faim, la pauvreté et l'action climatique centrée sur la personne confirme l’engagement de « travailler à accroître la part du financement climatique provenant de toutes les sources afin qu’il parvienne directement aux petits exploitants agricoles, aux petites entreprises agroalimentaires, aux coopératives, aux pêcheurs, aux associations de travailleurs et aux autres petits producteurs impliqués dans la production primaire ainsi que dans la transformation et le commerce de produits alimentaires et biosourcés destinés au marché intérieur.
Lors de l’événement, le mouvement coopératif disposait de son propre Pavillon des coopératives dans la Zone Verte où il a organisé des sessions consacrées au rôle des coopératives dans la conduite de la transition énergétique et à la promotion de solutions climatiques centrées sur les personnes.
Le Pavillon des coopératives a été inauguré le 14 novembre par une cérémonie marquant la clôture de l'Année internationale des coopératives des Nations Unies. Étaient présents : Márcio Lopes de Freitas, Président du Système OCB ; Ariel Guarco, Président de l'Alliance coopérative internationale (ACI) ; José Alves de Souza Neto, Président de l'ACI Amériques ; Arnaldo Jardim, député et Président de Frencoop ; et Roberto Rodrigues, envoyé spécial pour l'agriculture à la COP30 et ancien Président de l'ACI et ancien ministre de l'Agriculture.
« Lorsque l’ONU proclame l’Année internationale des coopératives, elle donne de la visibilité à une réalité que nous vivons au quotidien sur le terrain : les coopératives sont synonymes de développement local, d’opportunités et de prospérité collective. C’est un modèle qui apporte des résultats pour le pays et pour le monde, avec responsabilité environnementale et engagement social » a déclaré M. Márcio.
M. Guarco a affirmé que les coopératives font partie intégrante de la solution pour assurer la transition écologique, la réduction des inégalités et la création d’emplois décents.
« Cette année symbolique représente une occasion historique d’affirmer que le mouvement est prêt à conduire des changements structurels. Nous sommes un modèle qui fonctionne dans la pratique » a-t-il ajouté.
M. Alves a souligné les contributions importantes que les coopératives apportent aux Amériques.
« Les Amériques témoignent du dynamisme du modèle coopératif dans différents secteurs : de l’agriculture au crédit, de la santé à l’énergie. Dans de nombreux territoires, la coopérative est la principale, et parfois la seule, structure capable de générer des revenus, d’organiser la production et d’offrir des services essentiels à la population. Cela montre à quel point nous sommes stratégiques pour le développement durable. »
M. Rodrigues a souligné que cette journée était l'occasion de célébrer le principe même de la coopération. « Si nous voulons un monde plus juste, plus équilibré et plus durable, la voie à suivre est celle de la coopération » a-t-il ajouté. « Le coopérativisme n'est pas seulement un mode d'organisation économique ; c'est un ensemble de valeurs qui répond aux plus grandes aspirations de l'humanité. »
La cérémonie a également été marquée par la diffusion de messages vidéo d'Andrew Allimadi, Représentant des Nations Unies pour les coopératives, et de Sheeren Zorba, Secrétaire exécutive du Forum scientifique, politique et commercial des Nations Unies pour l'environnement (UN-SPBF) et Chef de l'interface science, politique et entreprises au Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE). M. Allimadi a déclaré que les coopératives démontrent qu'il est possible de se développer sans laisser personne de côté soulignant que l'Année internationale des coopératives s'inscrit pleinement dans le cadre de l’agenda 2030 et des Objectifs de développement durable (ODD). Mme Zorba a appelé au renforcement des organisations collectives afin de lutter contre les effets du changement climatique sur la production alimentaire.
Dans son discours lors de l'événement, le député Arnaldo Jardim a souligné le rapprochement croissant entre le mouvement coopératif et l’agenda législatif brésilien. Ce rapprochement a ensuite été renforcé par l'adoption, au cours de cet événement, de quatre accords de coopération technique (ACT) entre des coopératives et Natura ainsi qu'entre des coopératives et les ministères du Développement agraire et de l'Agriculture familiale (MDA), de l'Entrepreneuriat, de la Micro-entreprise et de la Petite Entreprise (Memp) et du Développement, de l'Industrie, du Commerce et des Services (MDIC).
« Nous croyons — et nous le constatons chaque jour — en l’importance d’être unis au sein d’un écosystème coopératif dont font partie l'État, les entreprises, les organismes de réglementation et les coopératives. Ces accords prouvent que le coopérativisme fait partie des solutions que le Brésil offre au monde » a déclaré M. Lopes de Freitas.